Nos lapins sont en majorité victimes de la lâcheté de parents ayant cédé à l’insistance de leurs rejetons.
Issus pour la plupart d’animaleries où ils sont vendus comme des petits pains, ils cessent très vite d’intéresser des enfants qui retiendront de l’expérience ce seul bilan: les êtres vivants s’achètent, et se jettent une fois passée la satisfaction de posséder.
Ce scénario est beaucoup trop fréquent, et les lapins saturent nos installations, pourtant de belle taille et luxueuses, mais insuffisantes pour absorber un tel afflux de réfugiés de la bêtise humaine. Afin de répondre aux besoins de ces irrésistibles pensionnaires, un grand parcours a été aménagé, comportant une salle fermée, une terrasse et une pelouse; l’ensemble est aux antipodes des clapiers qui compriment l’existence de la plupart de leurs congénères.