La comtesse aux 116 chiens récidive: 37 nouveaux chiens sont saisis à Chastre

img-news-gauche11 juin 2013

 

Le lundi 10 juin 2013 dans l’après-midi, Animaux en Péril rejoint forces de police, vétérinaires du SPF Santé publique, représentants de la Région wallonne et de la commune de Chastre pour évacuer 37 chiens détenus chez la comtesse Diana du Monceau de Bergendael.

 

Un remake dont on se serait bien passé

 

Sur place, les membres de l’association découvrent un spectacle affligeant: une quarantaine de chiens sont hébergés dans de mauvaises conditions. Une partie des animaux sont parqués dans des chenils ou des boxes d’où s’échappe une odeur insoutenable. Certains errent sur la voie publique. L’écrasante majorité affiche les conséquences d’une négligence importante: poil miteux, infestation de puces et autres parasites, gencives nécrosées, etc.

 

Livrés à eux-mêmes, les chiens se reproduisent entre eux anarchiquement et, lors de la saisie, nos bénévoles découvrent deux jeunes portées. Les chiots âgés de quelques semaines souffrent déjà de la gale, héritée de leur mère. Une chienne récemment stérilisée exhibe une plaie béante au bas-ventre: ses points de suture ont cédé et n’ont pas été remplacés. Une femelle Cane Corso d’environ dix ans est atteinte d’un cancer généralisé: de nombreuses tumeurs déforment son corps amaigri, la chair est nécrosée en plusieurs endroits. De plus, elle souffre d’une métrite à un stade très avancé: du sang et du pus s’écoulent en permanence de l’utérus.

 

Deuxième saisie chez la Comtesse aux 116 chiens

 

L’histoire se répète à Chastre sans aucune évolution. En effet, la comtesse est bien connue de l’association puisque la saisie de ce lundi constitue la seconde intervention effectuée chez elle, la première s’étant déroulée en septembre 2011. Maigres, blessés, malades ou parasités, les 116 chiens saisis alors portent la marque d’une grave négligence.

 

Depuis plusieurs années, la comtesse accumule les chiens de tous les horizons. Elle s’imagine ainsi exercer simultanément les fonctions de refuge, pension et élevage. Mais elle ne détient pas les agréments nécessaires et ne respecte pas les conditions obligatoires pour ce type d’activités, qui ne sont d’ailleurs pas compatibles les unes avec les autres. De fait, un refuge ne peut en aucun cas pratiquer l’élevage.

 

Outre un non-respect flagrant des normes sanitaires les plus basiques, la comtesse ne dispose pas d’infrastructures adaptées pour héberger l’ensemble de ses chiens.

 

L’indulgence de la justice permet la récidive

 

Suite à la première intervention, la comtesse est poursuivie pour maltraitance animale devant le tribunal correctionnel de Nivelles. Mais, à l’issue du procès, la déception d’Animaux en Péril est immense: bien que les faits soient condamnés par la justice, le juge déclare la suspension du prononcé et aucune sanction n’est retenue contre la prévenue. Au vu de la gravité des faits, notre association s’attendait pourtant à voir appliquer l’article 40 de la loi d’août 1986 sur le bien-être animal (interdiction de détention d’animaux), qui représente le seul moyen d’empêcher la récidive.

 

Nouveau combat juridique

 

La seconde saisie permet à Animaux en Péril de trainer à nouveau la comtesse devant les tribunaux, un combat que l’association prépare d’ores et déjà avec son avocat. Elle espère que la justice saura saisir cette seconde chance et enrayer le cycle infernal des saisies.

 

 

La presse en parle:

 

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