Bièvre: la police saisit deux équidés gravement maltraités
L’un d’entre eux ne survit pas à son calvaire

img-news-gauche18 novembre 2013

 

Le dimanche 17 novembre 2013, Animaux en Péril se rend à Monceau-en-Ardenne (Bièvre) à la demande de la police locale pour prendre en charge un poney gravement négligé.

 

La veille, une vétérinaire exerçant à Monceau-en-Ardenne contacte notre association. Réquisitionnée par la police, elle a dû euthanasier en urgence un cheval détenu par des particuliers. L’équidé, couché sur le flanc depuis deux jours, agonisait dans la boue, au milieu des déchets. Son état d’extrême faiblesse ne laissait aucun espoir de guérison. Affamé depuis des mois, rongeant les parois en bois de son box pour se nourrir, il s’était écroulé d’épuisement à l’entrée du box sans parvenir à se redresser, malgré de nombreuses tentatives. Famélique, il montrait également plusieurs blessures non soignées.

 

Sur place, la crasse s’accumule partout. Le sol boueux est recouvert de débris métalliques, de morceaux de bois et de plastique, de câbles et d’ordures ménagères. Le dépotoir se prolonge ainsi jusqu’à l’intérieur des boxes, jonché d’excréments et de détritus en tout genre.

 

Un autre équidé endure le même calvaire: un jeune poney d’à peine deux ans. De nature plus robuste, le poney est parvenu à survivre jusqu’au jour de la saisie. Si son état de santé est nettement moins inquiétant, il présente un retard de croissance important, dû à une longue période de sous-alimentation. Recueilli par Animaux en Péril, le poulain est désormais hors de danger et bénéficie de soins adaptés au refuge de Meslin-l’Évêque.

 

Les responsables des deux victimes n’en seraient pas à leur coup d’essai, puisque des témoignages ont confirmé que plusieurs animaux étaient déjà passés par leur propriété avant de disparaître inexplicablement.

 

Un procès-verbal a déjà été rédigé par la police à l’encontre des propriétaires des équidés, et Animaux en Péril se portera partie civile lors du procès à venir. Elle ne manquera pas de demander au juge l’application de l’article 40, afin que les bourreaux n’aient plus jamais l’autorisation de détenir des animaux.

 

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