Elevage de visons à Virton: NON!

29 janvier 2014

 

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Animaux en Péril a rejoint un collectif d’associations qui se mobilise contre l’implantation d’un élevage de 18.000 visons à Bleid, dans la commune de Virton.

 

Quand la rentabilité écrase le bien-être animal

 

Aujourd’hui, la S.R.P.A. Arlon, la S.R.P.A. de Liège, Veeweyde, Gaia et Animaux en Péril s’unissent contre le terrible projet de Jean-Philippe Marchal. Désireux de diversifier son activité professionnelle, l’agriculteur et éleveur bovin ambitionne de se lancer dans l’élevage de visons, un secteur qu’il a spécifiquement choisi pour sa rentabilité économique, sans se soucier du bien-être des animaux exploités.

 

Le projet n’a pas encore été approuvé ni par les autorités communales, ni par l’administration wallonne, même s’il bénéficie ouvertement du soutien de François Culot, bourgmestre de Virton.

 

 

Une triste première

 

Si ce projet devait voir le jour, la Wallonie, jusqu’alors épargnée par ce type d’élevages qu’on ne retrouve qu’en Flandre, devrait accueillir son premier mouroir à visons. Une bien triste innovation, surtout lorsque l’on sait que de nombreux pays européens ont déjà interdit l’élevage pour la fourrure sur leur territoire - notamment la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, l’Autriche ou encore la Croatie.

 

En Belgique, la tendance va vers une interdiction de ces élevages, notamment grâce au travail efficace de l’association Gaia auprès des responsables politiques. Plusieurs partis, dont Ecolo et le cdH, se sont déclarés contre l’élevage d’animaux à fourrure. Une proposition de loi a déjà été déposée, mais rien n’a encore été voté. L’idéal serait donc d’obtenir une loi d’interdiction avant la fin de la législature.

 

Graves problèmes éthiques

 

Au-delà des problèmes environnementaux qu’engendrent de tels élevages, le collectif dénonce les conditions de vie désastreuses imposées aux animaux. Détenus dans des cages minuscules, les malheureux n’y bénéficient que du minimum vital afin de survivre. À l’état sauvage, les visons vivent sur un territoire de plusieurs kilomètres et passent la moitié de leur temps dans l’eau. En cage, leur comportement naturel se trouve donc complètement étouffé, les rendant fous: ils tournent en rond inlassablement, mordent les barreaux de leur prison, vont même jusqu’à l’automutilation. Cet aspect éthique préoccupe d’ailleurs de nombreux riverains, qui ont choisi de soutenir notre combat.

 

Comment agir?

 

Le collectif d’associations encourage chacun à agir contre l’implantation du premier élevage d’animaux à fourrure en Wallonie: écrivez au bourgmestre de Virton pour lui demander poliment de rejeter le projet de Jean-Philippe Marchal.

 

Adresse postale:

François Culot
Bourgmestre de Virton
Avenue Bouvier, 68
6760 Virton

 

Adresse e-mail:

secretariat.bourgmestre.virton@publilink.be