Frameries: cinq équidés saisis dans l’urgence

22 mars 2014

 

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Le samedi 22 mars 2014, Animaux en Péril rejoint la police boraine à Frameries afin de participer à la saisie urgente de cinq équidés gravement négligés par leur propriétaire.

 

Prairie hostile, boxes sordides

 

Arrivés sur les lieux avant notre équipe, les agents de police commencent par libérer trois équidés enfermés dans des boxes crasseux, sans eau ni nourriture. Ils pataugent dans le crottin, les détritus, côtoyant des débris de plastique, des morceaux de bâche et des fils de fer.

 

Deux chevaux supplémentaires sont repérés dans la prairie. La parcelle boueuse n’offre aucune source d’eau ou d’alimentation, malgré la présence de sacs de grains laissés hors de portée des animaux. Elle est entourée d’une clôture défaillante et dangereuse: un mélange de treillis, de fils de fer barbelés et de morceaux de fils électriques traînant parfois à terre. Un cheval s’est d’ailleurs emmêlé la queue dans l’un de ces fils, qu’il a fallu lui retirer avec prudence.

 

Affamés, oubliés, délaissés

 

Tous les chevaux présentent un profil maigre, ont des poux et sont dans un état de faiblesse préoccupant. L’un d’eux, plus affaibli encore, a été victime d’une occlusion de l’oesophage lors de son premier repas, qu’il a ingurgité beaucoup trop vite tant il était affamé. Sauvé par le vétérinaire, il est aujourd’hui en soins intensifs. Un autre souffre d’une inflammation aiguë du fourreau et est soigné à la clinique vétérinaire de l’ULg. Seul le poney, plus robuste de nature, semble en meilleure condition. De plus, quelques riverains rapportent que l’animal avait trouvé un moyen de s’échapper de la prairie, en quête d’un peu de nourriture.

 

Une propriétaire délibérément négligente

 

La propriétaire des animaux louait un terrain sous forme de pension pour y héberger ses cinq équidés, mais ne prenait pas la peine de les soigner correctement. Après plusieurs fautes de paiement, le propriétaire des installations a prévenu qu’il comptait couper l’eau et les vivres des animaux. La personne responsable des chevaux ne s’est même pas déplacée à cette annonce, décidée, semble-t-il, à laisser les malheureux mourir de faim.

 

Une collaboration indispensable

 

Animaux en Péril ne disposant pas de suffisamment de place pour accueillir l’ensemble des équidés, l’association a sollicité l’aide du refuge des Chevaux du Marais et d’Animal Sans Toit, qui ont pris en charge deux chevaux. Nous avons donc recueilli les deux autres chevaux et le poney, alors que le nombre d’équidés que nous hébergeons actuellement atteint déjà des records. Les refuges belges pour équidés affichent complet la plupart du temps, et il s’avère très compliqué de trouver des places d’accueil pour les nouveaux venus.

 

Trois autres victimes

 

Plus tôt dans la journée, une autre association a été réquisitionnée par la police afin de recueillir plusieurs chiens trouvés sur place. L’un des animaux n’a malheureusement pas survécu à son calvaire et a été retrouvé mort. Les deux autres sont particulièrement maigres et en mauvaise condition.

 

À l’heure actuelle, les trois équidés placés sous la protection d’Animaux en Péril bénéficient de soins vétérinaires attentifs. Au vu de leur mauvais état de santé et de la flagrante irresponsabilité de la propriétaire, il ne fait aucun doute que la Cellule Bien-être animal du SPF Santé publique annoncera rapidement la confiscation définitive des animaux.

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