Anti-Corrida : les responsables du CRAC, d’Animaux en Péril et de la FBB condamnés !

13 octobre 2014

 


Le tribunal correctionnel de Dax a rendu son verdict à l’encontre des trois organisateurs de l’action anti-corrida menée à Rion-des-Landes le 24 août 2013.

 

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Amendes sévères

 

Jean-Pierre Garrigues (Président du CRAC), Jean-Marc Montegnies (Président d’Animaux en Péril) et Christophe Marie (Directeur de la Fondation Bardot) écopent chacun de 3.000 euros d’amende pénale à titre personnel. Les associations Animaux en Péril et le CRAC sont également condamnées à payer 3.000 euros. La Fondation Brigitte Bardot a, elle, bizarrement été oubliée par le procureur lors les citations à comparaître.

Un militant isolé, Xavier Renou, a également été condamné à la même peine.

 

 

 

Les parties civiles obtiennent satisfaction

 

La mairie de Rion-des-Landes et le club taurin de la commune obtiennent chacun un dédommagement de 4.000 euros. Cette somme de 8.000 euros est une condamnation solidaire sur la « tête » des 6 prévenus, soit les 3 organisateurs, les deux associations et le militant isolé.

 

Ajouté aux amendes le calcul des condamnations est ainsi fait :

 

  • Pour le CRAC : 8.666 euros
  • Pour Animaux en Péril : 8.666 euros
  • Pour la Fondation Brigitte Bardot : 4.333 euros
  • Pour Xavier Renou : 4.333 euros

 

Rappel des faits

 

Le samedi 24 août 2014, le CRAC, Animaux en Péril et la FBB ont uni leurs forces pour essayer d’empêcher la torture et la mise à mort de jeunes taureaux lors d’une novillada à Rion-des-Landes.

Plus d’une centaine de militants ont envahi l’arène quelques minutes avant le début du « spectacle » et se sont fait déloger avec brutalité par les forces de l’ordre. Plusieurs blessés graves ont été dénombrés parmi les activistes dont un, dans le coma, a dû être héliporté d’urgence à l’hôpital après avoir été frappé par un aficionado.

 

Des préventions surréalistes

 

Si les responsables des trois associations ont toujours revendiqué l’organisation de l’action, ils ont toujours rejeté en bloc les deux autres préventions pour lesquelles ils étaient poursuivis, à savoir, entrave à la liberté du travail (celui des toreros) et mise en danger des personnes.

Cette dernière accusation avait finalement été abandonnée par le nouveau procureur de Dax lors de la deuxième audience de ce procès (22 septembre 2014).

 

Les condamnés iront en appel

 

Les responsables des associations sont scandalisés et interjetteront appel de ce jugement beaucoup trop sévère. Si les condamnations pénales étaient attendues, les dédommagements aux parties civiles sont totalement inacceptables pour les défenseurs des animaux.

Dès lors qu’aucun dégât n’a été commis lors de cette manifestation, le préjudice ne peut être prouvé. Il s’agit donc d’un dédommagement moral !

Ce jour-là, des herbivores ont été massacrés et des militants ont été malmenés et frappés. Admettre que les bourreaux d’animaux soient récompensés est évidemment inconcevable.

 

Deux autres militants également condamnés

 

En novembre de la même année, Sabine Landais, une militante bien connue, avait lancé un appel à la mobilisation citoyenne contre une autre corrida organisée à Rion-des-Landes quelques mois plus tard, soit le 24 novembre. Dans cette affaire, le jugement est également tombé et elle écope de 3.000 euros d’amende pénale et de 2.500 d’euros d’indemnités en faveur des parties civiles (identiques que dans le premier procès).

Lors de cette action, un autre militant s’était couché devant le camion des taureaux. Pour ce geste, il est condamné à 1.500 euros d’amende.