4 alpagas saisis et accueillis au refuge de Meslin l’Evêque

10 décembre 2014

 

C’est une bien macabre découverte qu’ont faite les inspecteurs vétérinaires de l’AFSCA et du SPW cellule bien-être animal, en ce début décembre dans une ferme de Seloignes près de Momignies (région de Chimay).

À leur arrivée sur les lieux, ces représentants de l’autorité ont été confrontés à une véritable vision de cauchemar.

 

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Un épouvantable charnier

 

Dans cette grosse propriété du lieu-dit de La Rouillie, des dizaines de cadavres d’animaux, dont certains à l’état de squelette, jonchent le sol des diverses dépendances.

Aucune espèce n’a échappé à l’extrême négligence de la propriétaire des lieux, Madame Hebberecht - ambassadrice de l’Union Européenne en Ethiopie - il y a des dépouilles de moutons, de bovins, de cochons, etc.

Pour les animaux survivants, la situation est tellement extrême, avec des dizaines d’animaux agonisants, que les autorités sanitaires se voient dans l’obligation d’euthanasier sur place de nombreux animaux.

 

 

Quelques animaux peuvent être sauvés

 

Seuls trois ânes, deux chevaux, deux chameaux et quatre alpagas peuvent être sauvés.

C’est la Sapad qui prendra en charge les équidés alors que les deux chameaux rejoindront un centre pour animaux sauvages. Animaux en Péril sera, elle, sollicitée par le SPW pour accueillir les quatre alpagas.

Ces quatre animaux, une femelle et trois mâles que nous avons nommés Morgane, Kuzko, Pancho, Patcha sont dans un état de négligence avancé mais, selon notre vétérinaire, leurs jours ne sont pas en danger. Ils ont été placés pour l’instant dans l’écurie de quarantaine du refuge de Meslin l’Evêque en attendant de rejoindre l’enclos de Serge, un lama saisi dans des conditions similaires il y a quelques années.

 

Appel à la vigilance

 

Notre association n’a pas été appelée sur place, les alpagas nous ont été amenés par un transporteur requis par les autorités, mais les témoignages recueillis pas les journalistes vont tous dans le même sens.

Des voisins ont déclaré que l’ambassadrice et son compagnon vivaient là depuis deux ou trois ans et qu’ils avaient l’intention d’ouvrir un parc animalier. Ils ajoutent que l’absence de soins ne date pas d’hier et que plusieurs cadavres avaient déjà été découverts auparavant.

 

Cette terrible histoire appelle, une fois de plus, à la vigilance citoyenne. Chacun a son rôle à jouer dans la protection des animaux. Sans tomber dans la dénonciation calomnieuse, toute personne qui constate une situation où les animaux sont en danger ne doit pas hésiter à en informer les autorités compétentes. Depuis peu, notre nouveau ministre du bien-être animal, Carlo Di Antonio, a fait mettre en ligne un formulaire à cet effet. Alors, n’hésitez pas à vous en servir avant qu’il ne soit trop tard : cliquez ici pour accéder au formulaire de signalement de maltraitance du SPW

 

 

 

saisie alpagas
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