Les détracteurs d’Animaux en Péril ont l’imagination débordante

22 décembre 2014

 

Nous nous étions promis de ne plus réagir aux propos mensongers, calomnieux, diffamatoires et haineux véhiculés par nos adversaires sur les réseaux sociaux, mais nous nous voyons, encore une fois, dans l’obligation d’apporter un démenti aux dernières déclarations de certains individus, qui n’ont visiblement rien d’autre à faire, que de nuire au travail et à la réputation de notre association.

 

Après avoir accusé Animaux en Péril d’euthanasier en masse les animaux et insinué que nos infrastructures de Braine-l’Alleud seraient revendues à un centre d’expérimentation animale, tout en portant atteinte à la vie privée des responsables de l’association, voilà que ceux-ci véhiculent maintenant, toujours dans le même but, d’autres propos totalement mensongers.

 

Une loi pour interdire la détention d’animaux de compagnie !

 

Dans un communiqué diffusé par une personne ayant eu une longue conversation téléphonique avec le président d’Animaux en Péril sur les projets de l’association, il est fait état que notre organisation de défense animale aurait l’intention de militer pour une interdiction de détenir des animaux de compagnie !!!

 

Persuadés que tout le monde penserait à un poisson d’avril précoce ou à une dépêche « bidon » du media caricatural « Nord Presse », nous avons dans un premier temps pris le parti d’en rire. Mais quelques naïfs, heureusement peu nombreux, nous ont toutefois interpellés sur le sujet.

Nous voici donc dans l’obligation de clarifier notre position :

Si Animaux en Péril avait sérieusement ce projet, elle mettrait dans le même temps tous les adoptants de ses animaux en situation illégale, et le placement à l’adoption, pourtant nécessaire au fonctionnement de n’importe quel refuge, serait rendu hors la loi. Hautement ridicule, donc.

Cependant, Animaux en Péril considère que la détention d’animaux de compagnie ne doit pas être un droit fondamental, mais ne va pas pour autant exercer un lobby politique pour interdire purement et simplement la détention de chiens ou de chats par des particuliers. Cette démarche, si elle existait, ne pourrait être qu’abordée d’un point de vue philosophique et non politique. Elle serait de toute façon radicalement impopulaire et vouée à l’échec.

 

Animaux en Péril considère toutefois, et cette position est partagée par de nombreux confrères, qu’il faut continuer à lutter contre la marchandisation des animaux de compagnie : accueillir un chien ou un chat dans un foyer doit être un acte réfléchi et être considéré comme une extension de la structure familiale.

Or, aujourd’hui, bon nombre d’acheteurs se font plaisir sans mesurer l’impact réel (matériel, éthologique et émotionnel) qu’engendre la détention d’un animal.

Dans ce contexte, nous estimons que la loi sur la commercialisation des animaux n’est pas encore assez sévère (nous avons déjà fait de nombreuses propositions à ce sujet dans le cadre du Conseil du bien-être animal) et qu’elle doit évoluer. En outre, nous sommes persuadés qu’un filtre de type « permis de détention », comme en Suisse, avec une formation préalable pour le futur propriétaire, freinerait considérablement le nombre d’achats impulsifs qui se soldent toujours, soit par un abandon, soit par une détresse quotidienne de l’animal imposée par des propriétaires peu attentifs aux besoins de leur compagnon.

D’un point de vue politique, nous en profitons pour saluer la toute dernière campagne de sensibilisation du ministre Carlo Di Antonio sur le fait qu’un animal ne doit pas être un cadeau.

 

Permis d’urbanisme et d’environnement pour le refuge de Braine-l’Alleud

 

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La personne citée plus haut, affirme également que les problèmes évoqués par notre association seraient minimes et que quelques petits aménagements auraient suffi à assurer la continuité de nos activités sur le site de Braine l’Alleud et ce, en nous faisant passer pour des menteurs.

La réalité est évidemment toute autre.

Sans refaire l’historique du dossier, Animaux en Péril s’est vu contrainte, et en toute logique aux yeux de la loi, d’obtenir un permis unique. Ce dernier devait donc comprendre une régularisation pour le permis d’environnement et pour le permis d’urbanisme.

Pour rappel, dans un premier temps, nous avions essayé d’obtenir uniquement notre permis d’environnement sur base de l’installation de stations d’épuration.

Le problème, comme expliqué clairement dans la lettre envoyée aux membres de l’association, est que nos infrastructures se sont grandement développées pendant toutes ces années en fonction de nos besoins, mais sans nécessairement tenir compte de la légalité de nos aménagements.

Après analyse de la situation avec notre architecte, il s’est avéré qu’obtenir le permis d’urbanisme serait très compliqué de par la complexité des aménagements à faire, mais surtout de par les démolitions à entreprendre, qui handicaperaient de manière vitale notre activité. L’analyse de la situation nous a amenés à la conclusion qu’il serait dès lors plus cohérent d’envisager la reconstruction, éventuellement ailleurs étant donné, qu’en principe, le plan de secteur de notre zone ne permet pas ce type d’activité (ce qui a été confirmé par la cellule environnement de la commune de Braine-l’Alleud), même si des dérogations peuvent apparemment être envisagées.

Ce défi nous a amenés à nous remettre en question et à envisager le recentrage de nos activités exclusivement en faveur des équidés et des animaux de ferme en investissant dans le développement de nos activités sur le site de Meslin l’Evêque. Cette décision, mûrement réfléchie et difficile à prendre, l’a été en fonction de plusieurs paramètres, également développés dans le courrier envoyé aux membres de l’association.

Dans le cadre d’une audition auprès de la police de l’environnement, nous avons donc informé l’administration de notre choix de négocier un délai pour exercer nos activités jusque fin 2014 et de ne pas introduire la demande de permis unique exigée. L’agent sanctionnateur, qui reconnaît par écrit notre bonne volonté, nous a accordé ce délai sous couvert d’un PV avec sursis afin de n’avoir aucune amende.

 

Un choix totalement assumé

 

Dans sa communication du 2 octobre 2014, Animaux en Péril explique que ce choix a été fait en particulier parce que les chevaux et animaux de ferme souffrent, bien plus encore que les autres espèces, d’un manque cruel d’infrastructures pouvant les accueillir, mais aussi d’associations qui essaient de faire évoluer leur statut.

 

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L’association est consciente que ce choix peut décevoir les personnes considérant que seuls les chiens et les chats méritent de l’empathie et de la compassion. Toutefois, Animaux en Péril est depuis longtemps une organisation de défense des animaux au sens large et n’est plus simplement perçue comme un centre d’accueil pour animaux de compagnie abandonnés. Animaux en Péril est présente sur tous les terrains de la lutte, qu’ils soient politiques, militants, judiciaires, pédagogiques,etc. Mais depuis ces dernières années, l’association se distingue surtout dans ces interventions en faveur des animaux maltraités saisis par les autorités.

L’association se veut également proactive sur l’aspect philosophique du mouvement et souhaite travailler de manière plus accrue afin de faire changer le regard que la société porte sur la condition animale.

Les animaux dits « de rente » sont encore considérés majoritairement comme une ressource et non comme des individus à part entière et des êtres sensibles.

Persuadés que notre home de Meslin l’Evêque, au-delà d’un toit protecteur pour les 250 animaux qui y sont hébergés, se révèlera également être un fabuleux outil pédagogique qui nous aidera à faire prendre conscience à ceux qui nous écouteront que moutons, boeufs et autres cochons méritent tout autant notre empathie que les chiens et les chats.

 

Vente des infrastructures de Braine-l’Alleud

 

Dans le communiqué évoqué ci-avant, il est également fait allusion qu’Animaux en Péril refuserait de vendre les bâtiments du refuge de Braine-l’Alleud à une association qui aurait eu le souhait de faire perdurer l’activité d’accueil des chiens et des chats.

Bien que cette idée soit, de notre point de vue, incohérente sur base des éléments évoqués précédemment, l’association s’est contentée de répondre, qu’à ce stade, la vente des infrastructures n’était pas à l’ordre du jour et ne le serait pas avant un minimum de 18 mois (ce qui a été annoncé dès le début). En effet, le siège social d’Animaux en Péril et l’administration vont continuer à gérer l’ASBL à Braine-l’Alleud en attendant que les importants travaux de Meslin l’Evêque, qui viennent de commencer, permettent le déménagement définitif.

Toutefois, mis à part la personne (totalement inconnue du milieu de la protection animale) à l’origine du communiqué, aucune demande en ce sens n’a été formulée, en toute logique, par aucun refuge collègue ni par la moindre association de protection des animaux connue en Belgique ou ailleurs.

En outre, ce « prétendant acquéreur » s’est permis d’évoquer une valeur des bâtiments en dessous de laquelle nous ne serions pas vendeurs. Une fois encore, cette question n’est pas à l’ordre du jour et aucune estimation n’a été faite.

Il est toutefois entendu que lorsque le moment sera venu, Animaux en Péril mettra en vente ses bâtiments de Braine-l’Alleud et le produit de cette vente sera évidemment injecté dans les activités futures de l’ASBL.

 

En attendant, et comme annoncé également, tous les équipements dédiés aux chats et aux chiens (cages, clôtures de promenoirs, cages de transport, tables de consultation et de chirurgie, gamelles, paniers, logettes, couettes, salon de toilettage, matériel de soins, etc) seront offerts à plusieurs refuges qui en feront bon usage rapidement.

 

Une volonté de porter atteinte à la réputation d’Animaux en Péril

 

Au-delà du côté fantaisiste de ces informations véhiculées par quelques personnes, probablement un peu opportunistes, notre association n’est pas dupe et est consciente que derrière tout cela se trouvent les détracteurs historiques de l’ASBL dont l’objectif est très clair : ruiner la réputation de notre association.

Nous sommes convaincus que les personnes sensées et intelligentes font la part des choses et ne tendent pas une oreille attentive aux propos calomnieux dont certains atteignent un niveau de vulgarité et de haine inqualifiables.

Animaux en Péril ne cherche pas à faire l’unanimité, mais reste convaincue que ses choix sont cohérents et entrent parfaitement dans le cadre de l’évolution de ses actions en faveur des animaux.

 

Ultime communication sur le sujet

 

Dans quelques jours, une page du grand livre d’Animaux en Péril va se refermer, mais de nombreux chapitres restent encore à écrire. L’association va maintenant se consacrer pleinement au travail qui est le sien depuis de nombreuses années, loin des polémiques. Les engagements pris pour garantir le bien-être des chiens et des chats qui étaient encore hébergés sous notre toit ont été respectés et c’est ce qui compte le plus. Aucun animal n’a été euthanasié et la grande majorité a été adoptée directement au refuge de Braine-l’Alleud. Quelques pensionnaires ont été confiés aux bons soins de nos amis d’Animal Sans Toi..t et de la SRPA de Liège qui leur trouveront également de bons adoptants.

Jérôme le boeuf, Pink le cochon, Sumo le mouton et Eurêka le poney, parmi les 250 pensionnaires du refuge de Meslin l’Evêque espèrent que vous comprendrez que leur vie compte aussi.

 

Les mots qui ont de l’importance

 

En guise de conclusion, nous vous invitons à lire quelques extraits des témoignages de sympathie et d’encouragements qu’Animaux en Péril a reçus de ses collègues. Ces quelques mots envoyés par ceux qui font évoluer la condition animale pèsent évidemment bien plus que les propos haineux tenus par des gens dont la rancoeur n’a souvent d’égal que la jalousie.

 

« Cher Jean-Marc, en guise de soutien, je tiens à te faire part de ma conviction que la courageuse décision que tu as prise est sans aucun doute la bonne. De plus, je ne doute pas qu’elle sera couronnée de succès. Seuls les vrais leaders d’un mouvement sont capables de mener un tel défi à bien et tu en fais partie. »

Michel Vandenbosch - Président de Gaia

 

« Je viens juste de prendre connaissance de toutes les épreuves que vous devez traverser avec la fermeture du refuge à Braine-l’Alleud. Alors juste un petit email pour t'envoyer à toi et toute l'équipe un mot de soutien pour tout ce que vous faites. Vous ne manquez pas de courage, je sais, mais à force, ça doit user.

Vous êtes vraiment remarquables et admirables. Vous êtes ce qu'on fait de meilleur dans le monde humain. »

Sébastien Arsac - Fondateur de L214

 

« Soutien à mes ami(e)s d’Animaux en Péril ! Une décision difficile et courageuse de choisir de se concentrer sur l'accueil d'équidés et d'animaux de ferme. Et pour ceux et celles qui trouvent nécessaire d'attaquer de manière malhonnête, voire mal intentionnée, cette décision, comme toujours, la critique est aisée, mais l'art est difficile. »

Benjamin Loison - Président de Bite Back Belgique

 

« En matière de protection animale, la Belgique a une bonne longueur d'avance sur la France; ce n'est pas le fruit du hasard, mais le résultat du travail constant de personnes, entre autres, comme Jean-Marc Montegnies et Michel Vandenbosch, aidés par leurs équipes respectives.

La fermeture du refuge de Braine l'Alleud est une épreuve, mais c'est aussi l'occasion d'accueillir toujours plus d'animaux à la "ferme" de Meslin l’Evêque, véritable paradis pour les animaux sortis de l’enfer.

Sauver une chèvre, un lapin, une poule est aussi important que sauver un chien ou un dauphin... Il ne doit pas y avoir de hiérarchie. L’important, c’est d’agir!

Nous souhaitons le meilleur à nos amis d'Animaux en Péril et à tous leurs sympathisants qui ont bien raison de renouveler leur confiance. »

Christophe Marie - Directeur de la Fondation Brigitte Bardot

 

« Je souhaite vous communiquer tout notre soutien. Nous sommes convaincus que votre combat en faveur des animaux de ferme est une nécessité dans notre pays. Il est vrai qu’en Belgique, très peu de refuges disposent d’infrastructures pour l’accueil de ce type d’animaux. À plusieurs reprises, nous avons d’ailleurs pu faire appel à votre précieuse collaboration lors de saisies de chevaux notamment. Tous mes voeux de réussite. »

N.Vertessen - Présidente de la S.R.P.A. de Liège

 

« Suite à l’annonce de la fermeture de leur centre d’accueil pour chiens et chats d’Animaux en Péril à Braine-L’Alleud, la Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux souhaite afficher son soutien à cette association qui n’a d’autre but que d’aider les animaux en détresse. Nous collaborons avec eux depuis de nombreuses années, et continuerons à être présents à leurs côtés sur le terrain. »

L’équipe de L.R.B.P.O. (Ligue Royale Belge pour la Protection des oiseaux)