Warquignies : une quinzaine de chiens évacués d’une habitation sociale

News15 juin 2012

 

Ce vendredi 15 juin 2012, suite à une demande émanant de la police de Boussu, les associations Animaux en Péril et l’Arche de Noé (Mézières) ont pris en charge une quinzaine de chiens détenus dans une petite habitation sociale, située à Warquignies.

 

Des chiens enfermés dans des conditions sanitaires déplorables

 

Sur place, des chiens de différentes races (cocker, carlin, labrador, etc.) vivaient les uns sur les autres dans des conditions sanitaires lamentables, malgré un bon état d’embonpoint. À l’intérieur du domicile dans lequel les animaux étaient enfermés, régnaient un chaos monumental et une odeur d’urine pestilentielle. En outre, selon les témoignages des riverains, les animaux n’avaient jamais l’occasion de sortir à l’air libre.

 

Commerce illégal de chiots

 

De toute évidence, les chiens étaient amenés à se reproduire entre eux régulièrement. Le couple propriétaire des animaux vendait ensuite les chiots via des petites annonces sur Internet. Ce commerce est en fait totalement illégal aux yeux de la loi qui stipule que, à partir de trois portées par an à la même adresse, l’éleveur doit posséder un agrément et répondre à des exigences sanitaires et administratives bien précises. De plus, la loi n’autorise pas les éleveurs non agréés à vendre leurs chiots par le biais d’annonces affichées dans les magasins ou sur Internet.

 

Autre infraction commise par les propriétaires : seuls 25% des animaux sont identifiés à l’aide d’une puce électronique, alors que l’identification des chiens est obligatoire depuis 1998.

 

Abandon volontaire

 

Après discussion avec les services de police, le couple responsable de ce chaos a finalement accepté d’abandonner volontairement 80% de ses chiens. Ceux-ci ont été pris en charge par Animaux en Péril (Braine-l’Alleud) et par l’Arche de Noé (Mézières). À leur arrivée au refuge, les chiens ont tous été identifiés par puce électronique et sont d’ores et déjà proposés à l’adoption.

 

La loi trop laxiste envers les éleveurs amateurs

 

Cette affaire révèle une fois de plus la double problématique de « l’animal hoarding » et du manque de limites instaurées par la loi. La loi de protection animale est effectivement trop permissive envers les particuliers et n’encadre pas suffisamment les problèmes de la reproduction des chiens et du commerce de leurs chiots par les éleveurs occasionnels.

 

Aujourd’hui, grâce entre autres aux petites annonces placées illégalement dans les magasins et postées sur Internet, n’importe quel éleveur amateur parvient à vendre ses chiots. Ce sont ces annonces en grande majorité qui permettent le commerce illégal pratiqué pas des propriétaires peu scrupuleux.

 

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