Deux poneys dépecés à Ophain: le nouveau visage de l’horreur

News31 janvier 2012

 

Le 29 janvier, la police contacte le refuge brainois d’Animaux en Péril: une promeneuse a découvert les restes de deux poneys près d’Ophain, à l’entrée d’un champ situé à l’écart des habitations; seuls demeurent les têtes et les membres tranchés, éparpillés sur plusieurs mètres, ainsi que la peau. Les parties dites consommables, elles, ont été emportées.

 

Notre équipe se rend sur place afin de tenter d’identifier les dépouilles, tout équidé étant en principe muni d’une puce électronique, selon les termes de la loi. Mais la décapitation a eu lieu très haut, au-dessus du point d’identification, et les puces ont disparu avec les encolures. L’examen de la dentition permet toutefois au vétérinaire appelé sur place de déterminer que les malheureuses victimes, deux Haflinger, n’ont pas plus de 8 mois. Elles ont été tuées la nuit ou le matin même.

 

Chaque carcasse pèse environ 150 kilos, et peut se revendre plusieurs centaines d’euros sur le marché noir, seule possibilité pour écouler la viande. Les animaux non désignés pour la consommation dès la naissance ne peuvent en effet plus l’être par la suite, car ils seront traités au cours de leur vie avec des produits vétérinaires les rendant impropres à la consommation.

 

Nous sommes donc en présence d’un crime à motivation financière. Les animaux ont été tués pour leur viande, et découpés avec précision par une personne habituée aux gestes du dépeçage. Cet élément distingue le délit des autres tueries ou agressions d’équidés qui défraient la chronique belge depuis un an et demi.

 

Pour rappel, entre 10.000 et 15.000 équidés périssent chaque année dans les abattoirs belges, et notre pays est un grand consommateur de viande chevaline, surclassé uniquement par l’Italie et la France.

 

Un point commun unit toutes les violences, qu’elles soient perpétrées à des fins commerciales ou non: les faits sont commis de nuit, sur des animaux confiants, et témoignent d’une absence complète de repères moraux. Ils constituent un aperçu sur le vide effarant qui tient lieu d’individualité à leurs auteurs, et à ce titre atterrent tant les amis des animaux que le grand public.

 

Les médias en parlent:

 

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