Affaire du Monceau : un jugement trop clément

News21 avril 2012

 

La «comtesse aux 116 chiens» s’en sort avec une condamnation très légère qui laisse la porte grande ouverte à la récidive.

Ce vendredi 20 avril 2012, le tribunal correctionnel de Nivelles a rendu son jugement à l’encontre de la comtesse Diane du Monceau de Bergendael, domiciliée à Chastre. L’accusée n’a été condamnée qu’à une amende pénale et a bénéficié de la suspension du prononcé. Aucune mesure n’a donc été prise en faveur d’une interdiction de détention d’animaux, comme le prévoit l’article 40 de la loi sur la protection animale d’août 1986.

 

Faits de maltraitances graves

 

La comtesse était poursuivie pour de nombreuses infractions qui ont fait l’objet de procès-verbaux et qui se sont reproduites à plusieurs reprises au cours de ces dernières années. Ces faits s’avèrent principalement liés à des actes de maltraitances animales : manque de soins accordés aux animaux qui vivaient dans de mauvaises conditions de détention, mais aussi non-respect des différentes normes sanitaires et administratives (notamment en matière d’identification) obligatoires à l’exercice de ses activités: refuge, élevage et pension. Après avoir laissé à la comtesse suffisamment de temps pour améliorer les conditions de vie de ses animaux et pour se mettre en ordre au niveau administratif, les autorités ont agi en ordonnant la saisie de la majorité des animaux, le 6 septembre 2011.

 

Un jugement déconcertant

 

L’association a accueilli 66 chiens sur les 116 présents et a été soulagée à l’annonce de la saisie définitive des animaux, qui ne seront dès lors jamais restitués à leur propriétaire. La plupart d’entre eux vivent aujourd’hui au sein d’un nouveau foyer. Toutefois, et au grand regret d’Animaux en Péril qui ne souhaite cependant pas s’acharner outre mesure sur la comtesse, force a été de constater un laxisme déconcertant quant au verdict rendu par le tribunal de Nivelles. L’association craint en effet que cette clémence extrême ne dissuade pas suffisamment la prévenue pour l’empêcher de récidiver.

 

La crainte de nouveaux cas de maltraitance

 

Animaux en Péril n’avait pas spécifiquement souhaité de peine pénale, mais s’attendait à voir appliqué l’article 40, afin d’éviter toute récidive. Selon différentes sources, les craintes de l’association seraient fondées puisque la comtesse du Monceau se serait déjà entourée de nombreux chiens. De plus, au vu des déclarations de l’intéressée stipulant que la loi ne s’applique pas à sa personne, il semble qu’elle n’ait aucune intention de se plier à une quelconque autorité. Nous redoutons donc un nouveau désastre, et le service inspection vétérinaire du SPF Santé Publique peut désormais s’attendre à de nouvelles interventions à Chastre.

 

Certaines victimes n’ont pas survécu à leur calvaire

 

Pour rappel, sur les 66 de chiens qu’Animaux en Péril a été en mesure d’accueillir, six ont dû être euthanasiés car, selon les constatations affligeantes et l’avis des vétérinaires après examen médical, leurs souffrances étaient extrêmes et leur état de santé sans espoir de guérison. On peut néanmoins se réjouir du bonheur retrouvé pour les quelque soixante autres victimes recueillies par l’association.

 

La comtesse attaque notre association en justice

 

Bien loin de reconnaître ses torts face aux preuves qui l’accablent de toute part, la comtesse fait preuve d’une mauvaise foi à toute épreuve en entamant une procédure civile contre Animaux en Péril et contre certains organes de presse pour atteinte à son image. Cette procédure grossière démontre un culot sans limite, surtout lorsqu’on se souvient que, dans les semaines qui ont suivi la saisie, notre association a été la cible d’injures et de menaces de la part de son comité de soutien.

 

 

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