Lessines: une vingtaine d’animaux galeux laissés sans soins

News9 mars 2012

 

Le samedi 25 février 2012, notre association est contactée par des riverains de l’entité de Lessines. Ceux-ci reportent avec anxiété la maltraitance d’une vingtaine d’animaux, sentier de la Providence, non loin de l’écluse. Le lendemain, lorsque les délégués d’Animaux en Péril arrivent sur place, le constat est affolant: la totalité des moutons sont atteints de la gale à un stade avancé. Des touffes de laine jonchent le sol de leur prairie: les moutons se trouvent presque totalement dénudés. De plus, cette prairie, en grande partie dépourvue d’herbe, ne comporte aucun abri ni abreuvoir, et seule une quantité minimale de foin est destinée à nourrir le troupeau, qui comporte également une demi-douzaine de chèvres et un poney. Affamés, les animaux se ruent sur des déchets alimentaires jetés par les voisins inquiets.

En outre, plusieurs moutons sont en défaut d’identification, ce qui constitue une infraction supplémentaire à la législation.

Du côté du propriétaire, aucune initiative n’est entreprise pour soigner les malades. Circonstance aggravante: de nombreuses brebis sont gestantes et ne devraient pas tarder à mettre bas. Les délégués préviennent immédiatement les autorités et un agent de quartier est dépêché sur place.Mais, au grand désappointement de notre association, celui-ci déclare sans rougir que les animaux sont bien traités et estime qu’aucune intervention n’est nécessaire.

 

Les animaux malades, victimes du froid

 

Le 29 février, l’AFSCA est prévenue par les responsables du refuge lessinois (Opale), organisme «compétent» au niveau du bien-être animal pour le secteur professionnel. Le 4 mars, la déléguée d’Animaux en Péril, se rend sur les lieux pour constater, sans grand étonnement, que l’état des animaux s’est aggravé. Une petite brebis tremble de froid sous la neige, et le poney fouille désespérément la terre à la recherche d’une quelconque nourriture.

 

Inertie de la police locale

 

NewsSans aucune nouvelle de l’AFSCA, Animaux en Péril contacte alors les inspecteurs-vétérinaires du SPF-cellule bien-être animal. Entre-temps, une brebis a mis bas dans des conditions déplorables. À bout de force et rongée par la maladie, elle agonise, laissant derrière elle un petit agneau mort-né et un second à qui elle refuse l’allaitement en raison de son état de faiblesse.

Le 7 mars, alors que la situation est inchangée, l’association appelle une nouvelle fois la police et c’est le commissaire en personne qui arrive sentier de la Providence, accompagné d’un vétérinaire. Ce dernier, opérant essentiellement dans le milieu agricole, n’est malheureusement pas connu pour son empathie envers les animaux. D’après lui, les animaux ne sont que légèrement malades et la situation n’est pas alarmante !!!

 

Animaux embarqués vers une destination inconnue

 

Finalement, le propriétaire arrive à son tour. Sans une once de sentiment envers ses animaux ni même de culpabilité quant au traitement qu’il leur a fait subir, il requiert les services d’une société de transport et d’abattage d’animaux. Sous le regard de la police locale, le vétérinaire régularise l’identification des ovins par la pose de boucles auriculaires avant que l’éleveur malveillant et son complice ne chargent l’ensemble des moutons galeux dans un van bien trop petit.

 

Par voie de presse, le porte-parole de la police de Lessines, qui ne manquera pas d’attaquer l’association Animaux en Péril, déclarera qu’un PV a été rédigé.

 

Une fois encore, l’attitude de cette police locale pose question......

Rappelons que c’est dans cette commune que sévit celui que l’on surnomme maintenant le bourreau d’Ogy : Pascal Delcourt.

 

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