Braine-l’Alleud: reproduction et trafic de chiens

img-news-gauche21 novembre 2012

 

Le jeudi 15 novembre 2012, la police de Braine-l’Alleud contacte notre association afin de constater un fait de maltraitance et de prendre en charge les animaux en cas de saisie.

 

Un chien famélique attaché dehors

 

Le constat est effectué le jour même. La situation s’avère alarmante pour l’un des animaux: attaché à l’extérieur de la maison, le chien n’a plus que la peau sur les os. La maltraitance ne fait aucun doute et la police requiert une saisie urgente auprès du Parquet.

 

Dès le lendemain, l’équipe d’Animaux en Péril et les services de police se rendent sur place afin de saisir deux chiens adultes et trois chiots.

 

Parquée comme un objet

 

Une femelle de race Amstaff est maintenue à l’extérieur, sur la terrasse. Elle est attachée à l’aide d’un collier à piques relié à une chaîne longue de quelques dizaines de centimètres seulement. D’une maigreur effrayante (on peut parler ici de cachexie), l’animal tremble de froid et de faim dans un panier en plastique, sans aucun abri.

 

La chienne était parquée dehors comme un objet car elle n’avait plus d’utilité. Elle servait essentiellement à la reproduction et avait donné naissance à plusieurs chiots moins de deux mois avant l’intervention. Le manque de nourriture et l’allaitement l’ont amenée à un état de faiblesse extrême.

 

Quatre chiens cachés aux autorités

 

Les propriétaires ont tenté de cacher le mâle reproducteur, également de race Amstaff, et trois chiots aux autorités en les plaçant chez différentes personnes. Mais les services de police ont rapidement retrouvé leur trace et les ont confiés à Animaux en Péril. Chez leurs maîtres, les chiots étaient confinés jour et nuit dans un lit pour bébé, pataugeant dans leurs excréments et leur nourriture. Quant au mâle, il vivait attaché dans le hall d’entrée de l’habitation. Maigre, il a visiblement souffert de la faim.

 

Trafic de chiens

 

Les chiots ont été donnés alors qu’ils n’étaient pas identifiés par tatouage ou par puce électronique. L’identification des chiens est pourtant obligatoire en Belgique depuis 1998. Placer des chiots non identifiés afin d’empêcher tout suivi revient à se rendre coupable de trafic de chiens.

 

Animaux en Péril héberge désormais les cinq chiens et attend l’annonce de leur saisie définitive afin de pouvoir les proposer à l’adoption.

 

La presse en parle:

 

 

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