Le tortionnaire d’Ogy devant la Cour d’appel de Mons

img-news-gauche31 octobre 2012

 

Ce mardi 30 octobre 2012 se tenait le procès devant la Cour d’appel de Mons dans l’affaire Pascal Delcourt, marchand d’animaux à Ogy dans l’entité de Lessines. Le tristement célèbre « tortionnaire d’Ogy » est poursuivi pour de multiples faits de maltraitances graves sur des équidés et des moutons.

 

Jugement lamentable en première instance

 

Ce procès en appel fait suite au jugement lamentable rendu par le tribunal correctionnel de Tournai, le 26 mars dernier. La condamnation était plus que décevante puisqu’elle impliquait la non-application de l’article 40 (interdiction de détention d’animaux). Le président du tribunal de première instance n’avait ainsi pas suivi la demande de l’avocat d’Animaux en Péril, constituée partie civile depuis le début de la procédure judiciaire, ainsi que la plaidoirie du substitut du Procureur du Roi qui avait requis les peines les plus fortes prévues par la loi de protection animale d’août 1986, ainsi que l’application de l’article 40. Le parquet de Tournai et l’association ont tous deux fait appel de ce jugement.

 

L’annonce d’un tel verdict laisse une fois encore la porte ouverte à la récidive, d’autant plus que le prévenu n’en est pas à son premier essai puisqu’il enfreint régulièrement la loi depuis déjà plusieurs années, sans être inquiété.

 

Une plaidoirie juste et efficace

 

Ce mardi, la plaidoirie du Ministère public a beaucoup impressionné l’audience en demandant au juge l’application de l’article 40 sous sa forme la plus sévère (interdiction à vie de détenir tout type d’animaux), ainsi qu’une peine de prison ferme et de lourdes amendes. Cette plaidoirie a rassuré Animaux en Péril puisque le Procureur, qui se base uniquement sur les éléments du dossier, sans aucun parti pris, en arrive à la même conclusion que l’association.

 

Après un réquisitoire aussi exemplaire, Maître Dapsens, avocat d’Animaux en Péril, n’avait plus grand chose à ajouter puisque tout était dit. Mais il a tenu à insister sur l’importance du seul véritable enjeu de ce procès : l’application de l’article 40.

 

Delcourt : victime de harcèlement

 

Maître Rivière, avocat de Pascal Delcourt, n’a pas nié les faits reprochés à son client, mais s’est acharné à discréditer au maximum le travail de notre association et à remettre en cause ses motifs, tentant ainsi de semer le doute dans les esprits à défaut d’argument solide. Il s’est également permis de fustiger le rôle de la presse, soi-disant complice, qui aurait fait de Delcourt la victime d’un harcèlement quotidien

 

Rappel des faits

 

L’affaire débute en avril 2011, lorsqu’Animaux en Péril est contactée par de nombreux riverains signalant des équidés gravement négligés à Ogy : une centaine de chevaux sont laissés à l’abandon en prairie, sans eau ni nourriture. La plupart sont très maigres, malades et infestés par la vermine. Les vivants cohabitent avec des cadavres dont les corps parsèment la prairie.

 

L’association contacte l’A.F.S.C.A. et le SPF Santé publique, mais leur inertie désolante permet tout d’abord au marchand de poursuivre son sinistre commerce. Après plusieurs inspections aux comptes-rendus alarmants, le service Inspection vétérinaire du SPF se charge finalement de l’affaire et ordonne la saisie de dix-neuf équidés, effectuée le 22 septembre 2011 avec l’aide de différentes associations dont Animaux en Péril. Seuls dix-sept chevaux sont toutefois évacués, car l’un d’entre eux est retrouvé mort en prairie et l’autre, mourant, doit être euthanasié sur place.

 

Plus de détails ici.

 

La balle est dans le camp du juge

 

Animaux en Péril place beaucoup d’espoir dans cette procédure en Cour d’appel. Il est effectivement grand temps pour Delcourt de recevoir une sanction proportionnelle à la gravité des infractions commises. L’application de l’article 40 (interdiction de détention d’animaux) est d’autant plus urgente que, depuis le premier jugement, les faits pour lesquels Pascal Delcourt était poursuivi se sont reproduits : l’extrême négligence du marchand d’Ogy a encore engendré plusieurs morts, parsemant les prairies de cadavres.

 

Tolérance zéro

 

Ce procès devant la Cour d’appel de Mons représente une occasion pour la justice d’émettre un signal clair. Celle-ci s’alignerait alors sur les propos de Laurette Onkelinx, Ministre de la Santé, lors de sa visite chez Animaux en Péril en mai dernier : tolérance zéro envers les auteurs de maltraitances animales.

 

La Cour d’appel de Mons rendra son jugement le 26 novembre 2012.

 

Les médias en parlent:

 

Télévision:

  • No Télé:

 

Presse:

 

 

  • Bel RTL

www.rtl.be/videobelrtl/video

 

 

  • Sud Presse

www.sudinfo.be/583208/article/regions/tournai/2012-10-31/des-chevaux-des-moutons-et-des-anes-infestes-par-la-vermine-a-ogy-pascal-delcour

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