Une trentaine de chiens négligés saisis à Sirault

News10 avril 2012

 

Le jeudi 5 avril 2012 en fin d’après-midi, Animaux en Péril est contactée par le service Bien-être Animal du SPF Santé Publique, suite notamment à de nombreuses plaintes déposées par les riverains: à Sirault dans l’entité de Saint-Ghislain, un éleveur multi-race détient près de trente chiens dans des conditions sanitaires lamentables. L’homme et sa collaboratrice exercent leurs activités sans posséder d’agrément et piétinent allègrement les besoins physiques et éthologiques de leurs animaux en les abandonnant dans la crasse la plus obscure.

 

Une absence totale d’entretien des bâtiments

 

Le lendemain, 6 avril, la saisie est confirmée. Les délégués d’Animaux en Péril et les inspecteurs vétérinaires du SPF se rendent sur les lieux afin d’évacuer la majorité des chiens. Ils découvrent alors un véritable taudis englouti par une quantité impressionnante d’immondices. Une partie des chiens, livrés à eux-mêmes, sont enfermés dans des enclos complètement envahis par les mauvaises herbes, arbustes et autres amas de bois. Une seconde partie, quant à elle, est maintenue prisonnière à l’intérieur de petits hangars, sans couverture ni panier. Les animaux s’avèrent très maigres et survivent dans des installations qui ne sont plus entretenues depuis longtemps: des gamelles horriblement sales, un sol jamais nettoyé et des rigoles d’évacuation pleines d’une eau stagnante et putride, mélangée à de l’urine et des excréments. Nos délégués trouvent également des seaux et brouettes emplis de déjections. L’air malsain est insoutenable.

 

Près de trente chiens dans un état de négligence important

 

La fourrure de plusieurs Briards, horriblement sale, se résume à un tas compact de noeuds. Ces chiens présentent également des zones de peau tout à fait dépilées, couvertes de plaques. À cause d’un manque cruel de contact avec l’homme, un grand nombre de chiens ne se laissent pas approcher et notre équipe peine à les capturer en vue de leur évacuation.

 

À leur arrivée au refuge, les chiens - des Bergers d’Anatolie pour la plupart, mais aussi un Briard et quatre Catahoulas - ont dû bénéficier d’un toilettage urgent. Notre vétérinaire a également identifié ceux qui ne l’étaient pas à l’aide de puces électroniques.

 

Sur la petite trentaine de chiens évacués, Animaux en Péril en a recueillis seize. Notre association est désormais en attente de la décision du SPF Santé Publique quant à la destination finale des animaux, avant de pouvoir les proposer à l’adoption.

 

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