Temploux: un cheval gravement négligé saisi par les autorités

img-news-gauche19 décembre 2012

 

Le mardi 18 décembre 2012 au matin, la police de Namur contacte Animaux en Péril afin de prendre en charge un équidé complètement laissé à l’abandon par son propriétaire, malgré plusieurs avertissements émis par le service Inspection vétérinaire du SPF Santé publique.

 

Délaissé par son propriétaire, sauvé par les riverains

 

Quelques heures plus tard, les délégués de l’association se rendent à Temploux, dans la commune de Namur. Au milieu d’une prairie dépotoir, ils découvrent un cheval abandonné depuis des années par son propriétaire.

 

Sans eau, sans nourriture ni aucun soin, l’équidé - un demi-sang d’une vingtaine d’années - doit sa survie uniquement à la bonté et la préoccupation des riverains devant sa misère et sa souffrance. Ceux-ci, en plus de lui fournir à boire et à manger en suffisance, se cotisent afin d’offrir à l’animal les soins vétérinaires dont il a besoin.

 

Un environnement malsain et dangereux

 

La prairie dans laquelle se trouve le cheval constitue un réel danger. Dépourvue de tout abri, elle est parsemée de débris extrêmement dangereux: clôtures de jardin inadaptées, clous métalliques, fils de fer barbelés, palissades en bois endommagées. De plus, la parcelle non entretenue présente une terre boueuse et une herbe rase. Les rares endroits couverts de verdure recèlent une végétation indigeste pour les équidés.

 

Le cheval s’étant blessé profondément à un antérieur, les voisins ont une fois de plus contacté le vétérinaire. Mais la plaie était trop profonde pour guérir correctement à l’extérieur. L’animal nécessitait entre autres la propreté, l’air sec et chaud d’un box.

 

Marqué à vie

 

Au moment de l’embarquement dans le van, le cheval s’est montré agité, craintif et méfiant à l’approche de notre équipe, un contact humain qu’il n’avait pas connu depuis longtemps. Dès son arrivée au refuge de Meslin-l’Évêque, l’équidé a été examiné par notre vétérinaire qui lui a prodigué les soins nécessaires. La plaie, infligée des semaines auparavant, exigera un traitement de plusieurs mois pour cicatriser. Mais elle laissera malgré tout des séquelles à vie qui engendreront très certainement des problèmes lors de la repousse du sabot.

 

Une mobilisation rapide et efficace

 

Grâce à un rapport accablant du vétérinaire sollicité par le voisinage et à la détermination d’une riveraine en particulier, qui a notamment signalé ce cas de négligence grave aux autorités compétentes, le demi-sang a pu être saisi avant que sa blessure ne s’aggrave davantage.

 

Animaux en Péril salue l’excellente collaboration et le travail efficace fourni par la police de Namur et les inspecteurs vétérinaires du SPF Santé publique qui ont permis le sauvetage du cheval.

 

L’association attend désormais l’annonce de la saisie définitive émise par le SPF Santé publique avant de pouvoir proposer l’animal à l’adoption ou en parrainage.

saisie temploux
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