Trois poneys saisis chez une propriétaire récidiviste dans la région de Liège

19 janvier 2026

Ce lundi 19 janvier, Animaux en Péril intervient dans la région de Liège à la demande de l’Unité du Bien-être animal de la région Wallonne afin de prendre en charge trois poneys laissés sans soins. Deux poneys shetlands et un double poney vivent sur une prairie louée par leur propriétaire, dans des conditions gravement incompatibles avec leurs besoins fondamentaux.
Alertées par la situation, les autorités effectuent plusieurs contrôles sur place. Malgré ces visites répétées, aucune amélioration n’est constatée. La propriétaire ne se présente jamais sur la prairie et laisse les animaux livrés à eux-mêmes. Elle est par ailleurs connue pour déplacer régulièrement ses animaux dès qu’elle sait être sous surveillance.
❌ Une décision de mise en sécurité devenue inévitable ❌
Après une série de constats successifs et face à l’absence totale de réaction de la propriétaire, la saisie est ordonnée. La décision vise à mettre les poneys en sécurité avant que leur état ne se dégrade davantage.
⚠ Le caractère récidiviste de la propriétaire pèse lourdement dans cette décision. L’association Animaux en Péril est déjà intervenue en février 2022 sur une autre prairie louée par cette même personne, pour le sauvetage de 13 poneys shetlands utilisés dans un prétendu « poney club ». Les animaux avaient alors été récupérés dans un état de cachexie avancée.
😠 Aucun soins pour ces animaux 😠
À l’arrivée des équipes, la prairie est totalement rasée. Aucune nourriture n’est disponible et aucune trace de fourrage n’est retrouvée. Les poneys commencent à souffrir de la faim et forcent les clôtures pour tenter d’atteindre l’herbe située à l’extérieur du terrain. 😩
Les animaux doivent leur survie à la bienveillance d’un voisin immédiat, qui installe une bassine d’eau le long de sa clôture et l’alimente régulièrement afin qu’ils puissent s’abreuver.
Un abri de fortune, constitué de bâches et de tuyaux de récupération, est présent sur la prairie, mais celui-ci s’est effondré et ne protège plus les animaux des intempéries.
🩺 Sur le plan sanitaire, l’état des poneys est préoccupant. Les deux shetlands présentent un ventre anormalement gonflé, signe d’une infestation massive par des parasites internes (vers). Ils souffrent de diarrhées susceptibles de les affaiblir rapidement. Des zones dépilées et des plaques sont également observées, causées par la présence de poux et d’autres parasites externes.
Le double poney nécessite quant à lui des soins urgents de maréchalerie. Ses postérieurs sont en très mauvais état et il adapte déjà sa posture pour tenter de limiter la douleur, ce qui pourrait entraîner de graves problèmes articulaires à plus long terme.
💪Une prise en charge immédiate au refuge 💪
Les trois poneys sont arrivés au refuge de Meslin l’Evêque pour y recevoir les soins nécessaire. Dès leur arrivée, un protocole de soins est mis en place : traitements antiparasitaires internes et externes, suivi vétérinaire et mise en place d’une alimentation progressive et adaptée. 🐴
Ils entament aujourd’hui le début d’une nouvelle vie, dans un environnement sécurisé, avec des soins quotidiens et l’attention nécessaire à leur rétablissement.
Cette nouvelle saisie rappelle une fois encore l’importance des contrôles, des signalements et de la collaboration entre les autorités et les refuges.
⚖ Condamnation et destination finale ⚖
En ce qui concerne la destination finale des animaux, la décision revient au ministre Adrien Dolimont qui a deux mois pour confirmer, au vu de la gravité des faits et de la récidive, que les animaux seront confiés aux associations qu’ils ont rejointes.
L’Unité du Bien-être animal a dressé un procès-verbal pour infraction au Code Wallon du Bien-être animal. La propriétaire pourra être poursuivie au pénal ou administrativement. Si le Parquet décide de prendre la main dans cette affaire, il pourra renvoyer la propriétaire devant le tribunal correctionnel. Celle-ci risque de 8 jours à 3 ans de prison et/ou une amende pouvant s’élever à 1 million d’euros. Si le Parquet ne poursuit pas, la main reviendra alors au fonctionnaire sanctionnateur qui pourra infliger une amende pouvant aller jusqu’à 100.000 euros, mais également un retrait de permis de détention d’animaux.